1. Le retour brutal des rapports de force
La croyance en un monde régulé par le droit international s’effrite. Les États-Unis, la Chine, la Russie, l’Iran, la Turquie : chacun avance ses pions avec une franchise assumée. La compétition stratégique n’est plus dissimulée, elle est revendiquée. Et l’Europe, elle, peine à exister autrement que comme un marché.
La France, puissance moyenne mais dotée d’une diplomatie historique, se retrouve face à un dilemme : s’aligner, s’effacer ou s’affirmer.
2. L’axe Pékin–Washington, centre de gravité du monde
Le face-à-face sino-américain structure désormais l’ordre mondial. Les tensions autour de Taïwan, les rivalités technologiques, les batailles d’influence en Afrique et en Asie créent un climat où chaque geste compte.
Dans ce duel, la France tente de maintenir une ligne d’autonomie stratégique. Mais l’autonomie n’est pas un slogan : c’est une capacité. Et cette capacité s’érode si l’Europe reste divisée.

3. Le Moyen-Orient, laboratoire des fractures globales
Le détroit d’Ormuz, les tensions entre Israël et ses voisins, les ambitions iraniennes, les repositionnements des monarchies du Golfe : tout converge vers une zone où la moindre étincelle peut embraser la planète.
La France y joue encore un rôle – diplomatique, militaire, symbolique — mais ce rôle est fragilisé par l’évolution des alliances régionales et par la concurrence d’acteurs plus agressifs.
4. L’Afrique, terrain d’influence disputé
Longtemps considérée comme un espace privilégié pour Paris, l’Afrique est désormais un champ de compétition mondiale. La Chine y investit massivement, la Russie y avance ses mercenaires, les États-Unis y reviennent, la Turquie s’y implante.
La France, elle, doit réinventer sa présence. Non plus en puissance tutélaire, mais en partenaire crédible. Le temps des certitudes est terminé.
Conclusion : choisir une stratégie ou subir l’histoire..
GPG – L’HEXA-DOM












