selon le journal l’ Express !Dans Le transport aérien dans les DOM-TOM"il faut s’attendre à des réformes"
Le secrétaire d’Etat chargé de l’Outre-Mer prône le développement de la concurrence entre compagnies et une remise à plat des aides de l’Etat. Les tarifs des billets d’avion pour l’outre-mer sont un vieux dossier. Quelle analyse faites-vous de la situation actuelle? La desserte aérienne est vitale pour l’ensemble de l’outre-mer, tant pour le développement économique que pour garantir le respect de l’équité. Dans ce domaine, ce sont les principes de libre concurrence et de liberté tarifaire qui régissent les dessertes aériennes au sein de l’Union européenne. C’est là que résident les principales difficultés de ce sujet. Ces dernières années, la concurrence entre compagnies desservant l’outre-mer a permis une baisse relative des tarifs, une multiplication de l’offre et une amélioration de la qualité des services. Cependant, la hausse forte du prix des carburants n’est pas sans conséquence sur les tarifs: désormais, le kérosène représente plus du tiers du prix du billet d’avion. De même, l’extrême variabilité de la demande conduit à une saturation des capacités offertes en période de pointe et à une élévation des tarifs durant cette période. Enfin, il faut veiller aussi à ne pas déstabiliser l’équilibre économique des compagnies en place, ce qui pourrait conduire à la disparition de certaines d’entre elles, comme cela s’est déjà produit dans le passé. L’Etat dispose-t-il d’une réelle marge de manoeuvre face aux compagnies aériennes? Le fait que le transport aérien soit l’un des secteurs les plus libéralisés ne nous prive pas pour autant de moyens d’action. Dans un premier temps, nous nous attaquons aux freins à l’instauration d’une plus grande concurrence. L’allégement des obligations de service public (OSP) entre la métropole et les DOM en est la première traduction concrète. De quoi ouvrir la desserte intercontinentale des départements d’outre-mer à toute nouvelle compagnie, y compris celles opérant des vols en charters secs. J’ai par ailleurs entamé un cycle de négociations avec les compagnies aériennes, dont sortira, j’espère, une politique tarifaire spéciale pour la continuité territoriale. Enfin, j’ai réuni, le 9 juin, les ministres européens concernés par l’outre-mer afin d’engager un travail pour que l’Europe entière fasse pression sur les compagnies aériennes. A cette occasion, j’ai d’ailleurs constaté que sur certaines destinations, notamment Saint-Martin, le tarif à partir de la France était 30% moins cher que des Pays-Bas ! Quelles mesures la loi d’orientation sur l’outre-mer (Lodom) que vous préparez retiendra-t-elle? Il faut s’attendre à des réformes sur la gestion des crédits destinés à diminuer le prix des billets d’avion pour les Ultramarins. La Cour des comptes, dans un récent rapport, a sévèrement critiqué la gestion de ces moyens d’Etat par certaines régions. Nous devons aussi revoir les moyens de mobilité pour les étudiants ou les stagiaires de la formation professionnelle. Aujourd’hui les crédits sont trop dispersés et j’ai la volonté d’accroître l’effort de l’Etat en faveur de ces politiques d’égalité, y compris en finançant une aide aux dessertes intérieures à certains territoires ou entre territoires d’outre-mer. Quant à une réforme des congés bonifiés, le délégué interministériel pour l’égalité des chances des Français d’outre-mer formulera ses propositions au gouvernement dans les prochaines semaines. |
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